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Ivan Tourguéniev

Ivan Tourguéniev

« Tourguéniev, le doux géant, l’aimable barbare avec ses blancs cheveux lui tombant sur les yeux, le pli profond qui creuse son front d’une tempe à l’autre, pareil à un sillon de charrue, avec son parler enfantin nous charme, nous enguirlande, suivant l’expression russe, par ce mélange de naïveté et de finesse – la séduction de la race slave, relevée chez lui par l’originalité d’un esprit supérieur, par un savoir immense et cosmopolite. »

Edmond de Goncourt – Journal

Tourguéniev (1818 – 1883) connaîtra très tôt l’injustice et l’absence de liberté qui règnent dans son pays.

Sa mère possédait 10 villages, cinq mille âmes (si on ne compte que les hommes ; les femmes et les filles n’avaient pas d’âmes !) qu’elle mène, tout comme ses fils, sous le knout. Pour exemple, le serf qui apprit la poésie russe à Ivan sera envoyé par sa despotique maîtresse en exil pour cette conduite jugée trop indépendante et subversive.

Cette école de la vie marquera Ivan à jamais ; il se battra tout au long de sa vie pour faire respecter la liberté et les droits de l’Homme. Ces idéaux nourriront constamment son œuvre qui contribuera au développement des idées progressistes en Russie.

Les 25 nouvelles qui constitueront les Mémoires d’un chasseur échapperont au filet de la censure, mais seront jugées subversives : ses descriptions  » mettent à nu les aspects contradictoires et tragiques du servage « .

Ces nouvelles lui vaudront un mois de prison à l’Amirauté pendant lequel il écrira le plus vibrant réquisitoire contre le servage, Moumou, où sa mère et ses serfs sont mis en scène.

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