Recherchez sur ce site

Search

Articles récents

Archives

open all | close all

Pages

open all | close all

Sur un air d’opéra

Page précédente

Il décide alors, en partie pour complaire à sa mère, de solliciter un poste civil au ministère de l’Intérieur. Il l’obtient mais s’adonne plutôt à la littérature. Le grand critique Biélinsky apprécie beaucoup son poème Paracha qui marque le début de sa carrière littéraire. Ivan Tourguéniev est fortement impressionné par les idées philosophiques et humanitaires de Biélinsky, " l’homme de la Russie de demain ", qui sera son maître à penser, notamment en matière d’occidentalisme.

C’est en cette même année 1843, où il fait la connaissance d’Herzen, qu’il fera une rencontre avec une femme à laquelle il demeurera attaché jusqu’à sa mort : Pauline-Garcia-Viardot, cantatrice de l’Opéra Italien de Paris, sœur de la Malibran, et épouse de l’hispaniste et historien d’art Louis Viardot.

Abonné à l’opéra italien de St Petersbourg, Ivan Tourguéniev assiste aux représentations où Pauline se produira trois saisons de suite (1843 – 1845).

Tourguéniev, qui l’avait vue dans le rôle de Rosine dans le Barbier de Séville, en tomba amoureux sur le champ, sur les stalles d’orchestre du théâtre.

Au début, la diva le remarque à peine et le juge sévèrement : "Un poète médiocre"

Néanmoins, elle l’avait admis dans son boudoir où il venait lui faire la conversation sur une peau d’ours blanc dont il n’occupait la patte n°3, les trois autres étant prises par le directeur de l’opéra, un général et un comte violoncelliste. L’aura de l’artiste espagnole était à son zénith dans les neiges du Nord : les étudiants de St Petersbourg traversaient la Néva gelée pour l’entendre chanter.

Page Suivante : Ivan Tourguéniev en Europe